La vie quotidienne au Magdalénien

Salle Monique

Dans les derniers jours de 1952, Romain Robert découvrit la Salle Monique qui fût le lieu de vie d’un groupe de chasseurs durant prés de trois millénaires. Grâce à ses fouilles ont été exhumés :

  • 36 000 silex taillés
  • 2 000 sagaies et 300 harpons en bois de renne
  • 300 aiguilles
  • 200 dents et coquillages percés servant d’objet de parure
  • 220 objets d’art mobilier gravés et sculptés.

Aurochs et tête de bouquetin, os gravé, Magdalénien (14 000 ans environ)

Les fouilles de R. Robert ont également permis la découverte de plus de 143 000 ossements et dents d’animaux identifiables. Les études de Nicole Pailhaugue sur ce très riche matériel d’une qualité de conservation exceptionnelle, montrent que le site était occupé pendant la saison froide, d’octobre à mai.

Les Magdaléniens ont alors chassé les gibiers typiquement montagnards. La faune locale était alors exceptionnellement riche et variée et le tableau de chasse comporte plus de 50 espèces différentes. Les bouquetins pyrénéens et les lagopèdes (ou perdrix des neiges) sont de loin les animaux qui ont fourni l’essentiel de la nourriture. L’alimentation et les matières premières d’origine animale étaient complétées par le piégeage d’animaux à fourrure abondants tel que le renard polaire, le renard commun ou encore le lièvre variable.


- Massacre de bouquetin, Magdalénien (14 000 ans environ)
- Faon de renne, gravure sur os, (Magdalénien, 14 000 ans environ)

Au passage de la migration, au printemps et en automne, étaient également abattus quelques rennes, l’essentiel des bois travaillés étaient cependant constitués de bois de chute mâles, perdus par l’animal en automne, qu’il suffisait de ramasser à terre.