La Grotte

Le Site

Au sud de Tarascon-sur-Ariège la vallée du Vicdessos s'évase dans le bassin de Niaux, dominé par le Massif de la Calbière dans lequel s'ouvre la Grotte Préhistorique de Niaux, mondialement connue. En face se trouvent les deux entrées de la Grotte Préhistorique de La Vache, ouverte au public depuis 1979.

Entree de la grotte de la vache
Vallée du Vicdessos

Sur l'un des plus riches gisements fouillés dans les Pyrénées, découvrez l'environnement des premiers montagnards à la fin de l'ère glaciaire (12 000 à 15 000 ans), leur gibier, leurs outils, leurs armes, leur art de la décoration.

Dans leur cadre de vie, vous admirerez l'habileté créative des préhistoriques, leur profonde connaissance de l'environnement montagnard à la fin des temps glaciaires, leur expérience de la chasse et l'épanouissement de leur sens artistique.


Les Découvertes

Tête de biche, os gravé, Magdalénien

La visite permet d'accéder à la célèbre Salle Monique, où, grâce à plus de vingt ans de fouilles minutieuses, le campement des chasseurs préhistoriques est resté intact . A la suite de ses fouilles à la Grotte Préhistorique de La Vache, Félix Garrigou, le premier archéologue ariégeois retrouvant au coeur de la montagne ariégeoise les vestiges abandonnés par l'homme préhistorique dont l'existence avait été reconnue depuis environ 30 ans, pouvait écrire en 1867 :

"J'AI TROUVE QUELQUES PIECES QU'ON N'AVAIT ENCORE CITEES NULLE PART JUSQU'ICI"


Ou Encore

- Panthère (dite « la lionne ») os gravé, Magdalénien (14 000 ans environ)
-  Pièce bifide, bois de renne, Magdalénien (14 000 ans environ)

" C'est l'archeologie qui seule peut permettre de rassembler les feuillets epars du livre de la nature dans lequel est raconte ce qu'etait l'homme ..., et nous permet aussi, par la comparaison du present et du passe, d'entrevoir ce qu'il pourra devenir."

Après presque 80 ans d'oubli, Romain Robert autre grande figure de l'archéologie, reprit des fouilles sur ce site majeur de la préhistoire pyrénéenne. Entamée en 1941, cette deuxième période de recherches s'est terminée en 1964. Les objets découverts constituent une collection riche de plus de 200 000 pièces, dont plusieurs chefs-d'oeuvre majeurs de l'art mobilier magdalénien déposés au Musée National des Antiquités Nationales (Saint-Germain-en-Laye, France) où les professionnels et amateurs d'art préhistorique peuvent les admirer.